Je souffle sur la bougie, et la mèche, encore rouge, évanescente, disparaît.
Elle s’éteint dans un soupir, mais si vous la touchez,
elle est encore chaude, d’avoir eût le privilège
de faire concurrence au soleil.
La lumière fût, et n’est plus.
Cette bougie ressemble à mon cœur ;
noir, poussiéreux, éteint, et maintenant si froid…
Le vent de l’amour tempête et gronde.
On n’allume rien dans le néant,
Consumé jusqu’aux tripes et seul dans mon coin... J’attends.
« Oh Sirène » que vous vouliez bien me laisser dans vos braises.
Je ne prendrai pas mon aise,
Mais juste pour suffire, à me redonner le feu.
Mais si vous ne voulez pas que nos flammes se mélangent;
Immolez- moi.
Mettez – moi, s’il vous en plaît ainsi, au sommet du monde,
où l’ouragan ne cesse jamais, afin que je sois sûr, de ne plus consumer, brûler.
Je ne veux être le soleil de personne,
Je veux que mon âme ne soit à aucune autre que vous.
Ne croyez pas que ce soit de l’égoïsme,
mais je ne pourrais mentir sans cesse.
Et ne vous en déplaise,
vous n’aurez qu’à mouiller vos doigts,
et qu’ils daignent à me serrer bien fort entre eux,
pour que je m’évanouisse.
Je suis fier que ce soit vous qui me sacrifiez,
Vous resterez le soleil de ma vie…
Le 17.03.05: 24h00
Thy